Départ diurne

le 10 décembre 2012 par Arnaldo, Catégorie : MEDECINE [ 0 ]

 

Ce ne sont pas les cendres du défunt qui sont remises dans l'urne lors de la crémation d'un corps....

 

 

La crémation est une technique funéraire visant à brûler et réduire en cendres le corps d’un être humain mort. Les cendres peuvent ensuite faire l’objet d’un rituel, comme être conservées dans une urne ou dispersées dans un lieu, qui est parfois symbolique comme dans l’océan pour des marins.

La crémation a été institutionnalisée en Asie par le bouddhisme et l’hindouisme, étant avec l’enterrement l’une des techniques les plus communément utilisées par l’Homme.

 

Les cendres résultant de la crémation sont la partie calcaire des os. Dans la pratique, la crémation se déroule à une température de 850 °C dans un appareil soumis à un fort apport d’air frais permettant la combustion. Le bois du cercueil, les vêtements, les chairs, tout est transformé en gaz ou en poussières évacués avec les fumées. Pour les adultes, ce que l’on retrouve dans l’appareil est constitué des restes calcinés des os qui se présentent sous forme de fragments plus ou moins importants mais reconnaissables : on peut ainsi bien distinguer les différents os. Ce sont ces derniers qui étaient disposés dans des urnes cinéraires dans la tradition grecque ou latine et même à l’époque moderne au début du XXe siècle.

Pour faciliter la dispersion, la réglementation française prévoit le broyage des os. Il ne se justifie pas lorsque l’on pratique l’inhumation des cendres ou le dépôt en cases de columbarium. Elle est même pénalisante pour les populations issues du Sud-est asiatique qui souhaitent pouvoir garder certains os intacts.

 

Lors de la crémation d’un bébé, les cendres, s’il y en a, ne sont pas les siennes, car son corps est alors composé à plus de 90 % d’eau, la calcification n’est pas complète, il n’y a donc pas de résidus. Les cendres peuvent alors être celles du cercueil.

 

Vis à vis de l'environnement :

 

Les crématoriums sont souvent présentés comme des solutions écologiques en ce sens qu’ils permettent d’économiser de la place, et limiteraient les problèmes de pathogènes, ou de contamination de nappes ou d’occupation de l’espace… Ces arguments sont recevables, mais le crématisme pose encore quelques problèmes importants :

  • la crémation consomme des quantités non négligeables de carburant (gaz naturel, fioul, ou bois dans les pays où le bois est utilisé), ce qui contribue à une production de dioxyde de carbone et d’autres gaz ou particules dont les impacts n’ont pas été mesurés. Le dioxyde de carbone est un gaz à effet de serre moins puissant, mais bien plus durable que le méthane issu de la décomposition naturelle des corps.
  • certains cercueils peuvent être traités avec des produits toxiques (vernis, teintures, peintures biocides, plomb…). Qu’advient-il de ces toxiques lorsqu’ils brûlent ?
  • Un certain nombre de personnes ont été exposées durant leur vie au plomb (essence, peintures, etc.). Elles sont souvent victimes d’un saturnisme chronique discret. Autour des sites très pollués par le plomb, il est probable que la totalité de la population résidente ait des quantités significatives de plomb stocké dans les os, en particulier les hommes qui en accumulent plus que les femmes. Par ailleurs, un nombre croissant de gens meurent l’organisme fortement chargé de médicaments, ayant des propriétés toxiques ou antibiotiques éventuellement susceptibles de poser problème pour l’environnement et la santé humaine (soit via les fumées et vapeur, soit via la décomposition des corps), ou la contribution de résistances aux antibiotiques ;

 

A savoir :

 

Des décrets de 1976 autorisent la dispersion des cendres dans l’enceinte du cimetière (caveaux de famille, columbariums, cavurnes, jardins du souvenir, rosiers, caveaux collectifs de cendres mais également en pleine nature, à l’exclusion des voies publiques), tandis que l’urne peut être conservée dans une propriété privée.

 

La personne habilitée pour les obsèques doit faire une demande d’autorisation de crémation à la mairie du lieu de décès ou de crémation.
Loi du 19 décembre 2008 : cette loi a listé de façon exhaustive les lieux de destination des cendres (Art. L. 2223-18-2 CGCT modifié) :

  • soit dans leur urne, inhumée dans une sépulture de famille, ou scellée sur celle-ci, ou déposée dans une case de columbarium ;
  • soit dispersées dans un espace aménagé à cet effet d’un cimetière ou d’un site cinéraire ;
  • soit dispersées en pleine nature (sauf sur les voies publiques) en déclarant en mairie l’identité du défunt, la date et le lieu de dispersion (art. L.2223-18-3 du CGCT modifié).

à voir aussi :

 

« Nomina si nescis, perit et cognitio rerum.
Si l'on ignore le nom des choses, on en perd aussi la connaissance. »

— Citation de Linné en 1755.

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