Le chat parachutiste !

le 15 juillet 2012 par Arnaldo, Catégorie : NATURE [ 0 ]

 

Les chats sont de véritables funambules. Sens de l'équilibre affuté, agilité incomparable, vision exceptionnelle, les chutes ne leur font pas peur puisqu'ils sont censés toujours retomber sur leurs pattes. Alors légende ou réalité ?

 

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Le chat a un excellent sens de l'équilibre. Si développé que quand il chute, son premier réflexe est de relever bien haut la tête, et forcément le reste de son corps suit le mouvement, les pattes sont alors entraînées vers le bas. De plus il est doté d'organes sensoriels très fins, les moustaches, qui lui permettent en quelques sortes d'évaluer la distance qui le sépare du sol et donc de mieux préparer sa réception. C'est pourquoi le petit félin met un peu de temps, pendant sa chute, à adopter la meilleure posture pour ne pas se briser les reins. S'il tombe d'une faible hauteur, il n'aura pas le temps de se retourner.

Ainsi, il faut considérer 3 cas possibles :

  • Chute d'une hauteur inférieure à 1m - 1,5 m

Dans se cas, le chat n'aura pas le temps d'effectuer son retournement. Il va chuter violemment malgré la faible hauteur. Pour s'en sortir, il devra chuter de plus haut.

  • Chute d'une hauteur de + d'1,5 m

Il utilise la technique du redressement. Ce réflexe apparait chez le chaton vers trois ou quatre semaines et est entièrement maîtrisé au bout de sept semaines. Les chats peuvent réaliser cette prouesse grâce à leur colonne vertébrale flexible et leur clavicule non fonctionnelle.

Les chats sans queue, comme par exemple le manx, ont également cette capacité puisque la queue est peu utilisée pour réaliser cet exploit. La plupart du temps, le chat déplace ses pattes postérieures et compte sur la conservation du moment angulaire pour préparer l'atterrissage.

Grâce à leur réflexe de redressement, les chats peuvent souvent atterrir au sol indemnes. Cependant, ce n'est pas toujours le cas. Les chats peuvent se casser des os ou même mourir d'une chute. Dans une étude réalisée en 1987, publié dans le Journal of the American Veterinary Medical Association, 132 chats ont été étudiés au New York Animal Medical Center après avoir chuté de bâtiments. Il a été constaté que les blessures atteignaient un maximum autour de sept étages de chute. Ce qui nous amène à considérer le 3ème cas possible :

  • Chute d'une hauteur supérieure à 7 étages :

Les analystes appellent ce phénomène le « syndrome du chat parachutiste ». Pour les chutes plus hautes que sept étages, le chat a suffisamment de temps pour se détendre et positionner ses membres à l'horizontale, ce qui augmente sa surface, réduisant ainsi sa vitesse et donc la violence du choc. Il est littéralement en vol plané. Lors de la réception, le chat a la tête et la queue redressées et les pattes étendues pour amortir la chute.

Ce sont les pattes arrières qui touchent le sol en premier. En se pliant, elles vont absorber la plus grande partie de l’énergie liée au choc. Ensuite, les pattes avant touchent le sol. Enfin la tête, si les pattes n’ont pas suffit à amortir la chute. On retrouve beaucoup de fractures de la mâchoire lors de chutes de cette hauteur.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/08/Comparaison_blessures_de_chat_par_nombre_d%27%C3%A9tages.JPG

Le record est détenu par un chat américain ayant survécu à une chute sur le béton de 32 étages, soit environ 137 mètres. Le chat s'en est tiré avec une dent cassée.

Pour en savoir plus sur la technique retournement :

L'animal détermine d'abord visuellement ou grâce à son organe vestibulaire le haut du bas, puis se tourne pour faire face au sol sans rien changer à son élan. Ses vibrisses lui permettent de déterminer la distance qui le sépare du sol. Tout d'abord son corps se plie par la moitié, de sorte que la moitié avant tourne autour d'un axe différent de la moitié arrière. Il replie ensuite ses pattes avant pour réduire le moment d'inertie de la moitié avant de son corps et tend ses pattes arrière pour au contraire augmenter le moment d'inertie de la moitié arrière. Ceci lui permet de tourner la moitié avant d'environ 90 % et la moitié arrière d'environ 10 %. Puis il déplie ses pattes avant et replie ses pattes arrières afin de tourner beaucoup sa moitié arrière et peu sa moitié avant dans la direction opposée.

Selon la souplesse du chat et l'élan initial, il peut être nécessaire de répéter plusieurs fois ces mouvements pour achever un cycle complet d'une rotation de 180°.


Sources :   Wikipédia

                    Urgences-vétérinaires


à voir aussi :

 

« Nomina si nescis, perit et cognitio rerum.
Si l'on ignore le nom des choses, on en perd aussi la connaissance. »

— Citation de Linné en 1755.

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