On y danse, on y danse

le 07 décembre 2012 par Arnaldo, Catégorie : HISTOIRE [ 0 ]

 

Contrairement à ce que dit la chanson, on ne dansait pas sur le pont d'Avignon...

 

 

Construit sur le Rhône à la fin du 12ème siècle, le Pont d’Avignon est certainement l'un des ponts les plus connus de France grâce à une chanson populaire du 16ème siècle que tous les français connaissent.

“Sur le pont d’Avignon, l’on y danse, l’on y danse, sur le pont d’Avignon, l’on y danse tout en rond”… et que pourrait-on faire d’autre puisque ce pont ne va nulle part, plusieurs de ses arches ayant été emportées par les crues du Rhône au 17ème siècle et ne furent jamais reconstruites.

 

Au XIXème siècle, les fêtes (et donc les danses) se déroulaient sur les berges au pied du pont d’Avignon. Contrairement à ce que prétend la comptine, ses 4 mètres de large ne se prêtaient guère aux sarabandes et autres farandoles, très en vogue à l’époque.


La première version de la chanson, écrite pour une messe, s’intitulait “Sus le pont d’Avignon”. Elle devint ensuite “sur”, dans une opérette qui la rendit célèbre en 1876.
Mais bien avant la chanson, le pont était surtout connu pour être extrêmement glissant. En plein trafic, il n’était pas rare de voir chevaux et carrioles finir en beauté leur course… sous le pont.

 

Voici la légende du pont d'Avignon :

 

Un jeune berger, du nom de Bénezet, descendit en 1177 des montagnes de l'Ardèche. Il se disait envoyé par Dieu pour construire un pont à Avignon. Au début, on le prit pour un fou, mais il avait entendu une voix venue du ciel lui dictant :"Bénezet, prend ta houlette et descends jusqu'en Avignon, la capitale du bord de l'eau : tu parleras aux habitants et tu leur diras qu'il faut construire un pont".

Raillé par les Avignonnais, le berger est mis au défi par le prélat de charger une pierre énorme sur ses épaules et de la jeter dans le Rhône. Bénezet n'hésite pas un instant, et sous le regard de la foule ébahie, soulève le bloc de pierre avant de le jeter dans l'eau, aidé dit-on depuis par une intervention divine, et même par des anges baignés d'une lumière dorée.

Cette belle légende de Saint Bénezet est passée dans la ferveur populaire, car la construction du pont a représenté un défi aux éléments.

 

 


à voir aussi :

 

« Nomina si nescis, perit et cognitio rerum.
Si l'on ignore le nom des choses, on en perd aussi la connaissance. »

— Citation de Linné en 1755.

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