Qui promène son chien est au bout de la laisse

le 11 décembre 2012 par Arnaldo, Catégorie : LANGUES [ 0 ]

 

La Palisse n'est pas originaire des lapalissades.....

 

 

La lapalissade, ou truisme, également appelée vérité de La Palice, est une affirmation ridicule énonçant une évidence perceptible immédiatement.

« Certains hommes sont grands, d’autres pas. »

Une lapalissade cherche à démontrer une évidence déjà entendue de tous. Pour cette raison, elle est souvent utilisée par ironie, mais parfois aussi, inopinément. Elle devient alors source de raillerie, de moquerie ou d'hilarité.

 

Il semble y avoir 2 origines possibles à la lapalissade, quoique très proche l'une de l'autre. Le mot lapalissade vient du nom de Jacques II de Chabannes, seigneur de La Palice, maréchal de François Ier, mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’a été l’auteur d’aucune lapalissade.

 

La première hypotèse soutient que  les soldats de La Palice, pour illustrer le courage dont fit preuve ce maréchal lors du siège de Pavie (1525) où il trouva la mort, écrivirent une chanson à sa mémoire, dans laquelle se trouve la strophe suivante :

 

Hélas, La Palice est mort,
Est mort devant Pavie ;
Hélas, s’il n’était pas mort,
Il ferait encore envie

 

Il existe deux graphies de la lettre minuscule 's' : le s rond (s) et le s long ( ſ ). Ce dernier peut être confondu avec un f. Une erreur de lecture a fait lire « hélas, s’il n’était pas mort, il ſerait (serait) encore en vie ». Aujourd’hui on retrouve encore cette phrase déformée en « Un quart d’heure avant sa mort, il était encore en vie ».

 

La seconde hypothèse affirme que pour lui rendre hommage, ses soldats firent une chanson (qui devint populaire), remplie de vérités trop évidentes, dites vérités de La Palisse. La chanson récitait : Un quart d'heure avant sa mort, il était encore en vie". Par là ils voulaient dire qu'il s'était battu comme un lion jusqu'à la blessure qui le terrassa en un quart d'heure.

 

Au XVIIIe siècle, Bernard de La Monnoye reprit alors l’ensemble de cette chanson sur ce modèle et la lapalissade resta à jamais dans le langage courant.


à voir aussi :

 

« Nomina si nescis, perit et cognitio rerum.
Si l'on ignore le nom des choses, on en perd aussi la connaissance. »

— Citation de Linné en 1755.

Écrire un commentaire

 Se rappeler de moi sur ce site

Capcha
Entrez le code de l'image : 

Catégories

Archives