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le 10 octobre 2012 par Arnaldo, Catégorie : TECHNIQUES [ 0 ]

 

Le web n'est pas internet !!

 

Une carte partielle d'Internet

carte partielle d'internet

 

Internet est un système d'interconnexion de machines et constitue un réseau informatique mondial, utilisant un langage commun (ensemble standardisé de protocoles de transfert de données).

 

C'est donc un réseau de réseaux, sans centre névralgique, composé de millions de réseaux aussi bien publics que privés, universitaires, commerciaux et gouvernementaux. Internet transporte un large spectre d'information et permet l'élaboration d'applications et de services variés comme le courrier électronique, la messagerie instantanée ou le World Wide Web.

 

Internet ayant été popularisé par l'apparition du World Wide Web, les deux sont souvent confondus. Le World Wide Web n'est pourtant que l'une des applications d'Internet.

 

Profitons-en pour faire un bref historique de l'Internet :

 

L'ambition d'Internet s'exprime en une phrase : relier entre eux tous les ordinateurs du monde. À l'image du téléphone qui permet de converser avec toute personne dont on connaît le numéro, Internet est un système mondial d'échange de documents électroniques : textes, fichiers, images, sons et séquences audiovisuelles. C'est l'alliance de l'informatique et des télécommunications : la télématique au véritable sens du terme, selon un mot français peu usité. Les utilisateurs d'Internet sont désignés par le terme d'internautes, synonyme de cybernaute, de surfer ou de netsurfer. Quant aux informations du réseau, elles sont accessibles à partir de « lieux » que l'on appelle les sites Internet.

  • Un réseau d'abord militaire...

Tout a commencé en 1969 par la création d'une norme de communication à toute épreuve : le TCP/IP. Celle-ci découpe les messages en paquets qui partent dans toutes les directions avant de se recomposer à l'arrivée. Une idée mise au point sur la demande du Pentagone à l'époque de la Guerre froide et qui s'est développée de manière féconde et exponentielle. En effet, le gouvernement américain, depuis les années 1950, se demandait comment protéger l'appareil d'État contre une éventuelle attaque nucléaire soviétique.

 

La solution est venue de la Rand Corporation, LE groupe d'experts de la Guerre froide. En 1964, un chercheur du nom de Paul Baran propose de mettre en place un réseau de communication qui n'aurait aucun centre. Si un réseau avait eu un point névralgique, un cœur où auraient été centralisées toutes les décisions, les Soviétiques y auraient certainement pointé suffisamment de missiles pour le détruire vingt-cinq fois.

 

On a donc suggéré de mettre en place une série de nœuds (nodes en anglais), tous égaux et tous reliés les uns aux autres, de telle sorte que même si plusieurs d'entre eux étaient détruits, le réseau resterait fonctionnel.

 

Au début, c'est une agence du ministère américain de la Défense, l'Advanced Research Projects Agency (Arpa), qui finance la mise en place des premiers pans de ce réseau décentralisé qui devait relier des chercheurs des universités, de l'industrie et du ministère de la Défense.

 

C'est ainsi qu'est né, en décembre 1969, l'ArpaNet, constitué de quatre nœuds (trois en Californie et un à Salt Lake City).

  • ... et scientifique

À l'origine, le réseau était censé permettre aux chercheurs de l'Arpa de faire des sérieux calculs à distance, sur des logiciels qu'ils ne possédaient pas, mais que leurs collègues, à l'autre bout du pays, pouvaient avoir sur leurs ordinateurs.

 

Au cours des années 1970, cependant, les chercheurs branchés sur l'ArpaNet ont trouvé une utilité nouvelle au réseau. Ils se sont mis à correspondre avec leurs collègues, sur leurs travaux de recherche puis, petit à petit, les amitiés se formant, le réseau a servi à échanger des conseils plus personnels jusqu'aux dernières blagues sur Richard Nixon (alors président des États-Unis)...

 

Dès 1972, la première liste de diffusion électronique était créée : SF-Lovers, sur la science-fiction. Le côté ludique du réseau émergent explique en grande partie la popularité d'Internet aujourd'hui. Pour la première fois, des machines avaient un visage humain.

 

Rapidement, la bonne nouvelle s'est propagée. Les universités américaines se sont progressivement reliées au réseau, chacune devenant un nouveau nœud et, profitant de l'occasion, publiaient les travaux de leurs chercheurs sur son répertoire FTP (File Transfer Protocol).

 

Avec les années, l'Arpa perd progressivement le contrôle sur le développement du réseau. Des chercheurs de tous les pays de l'Otan rejoignent leurs homologues américains. En 1983, ArpaNet se détache du reste du réseau, qui devient Internet, International Network ou Interconnected Network. Dès lors, c'est la National Science Foundation (NSF) américaine qui finance ce qu'on appelle le backbone, la moelle épinière du réseau. Puis, d'autres agences, comme la Nasa ou les agences de recherche des autres pays, jusqu'à des entreprises, comme AT&T, branchent leurs propres réseaux de communication à ce backbone.

  • Le boom du Net

C'est dans les années 1990 qu'Internet s'est imposé au grand public par la grâce d'un système de consultation aisé : le World Wide Web (WWW). Le nombre d'ordinateurs hôtes sur le réseau double chaque année jusqu'en 1994, avant de connaître une croissance exponentielle dès 1995. 

 

Entretemps sont apparus Mosaïc puis Netscape Navigator, les premiers logiciels de navigation, encore appelés navigateurs, browsers en anglais, plus rarement viewers. Le grand public s'empare du Net. Les systèmes de recherche font leur apparition, en particulier Yahoo! puis celui de Google.

 

Par millions, les utilisateurs d'ordinateurs équipés de modems ont découvert qu'ils pouvaient accéder à l'information désirée d'un simple clic de souris. À la façon d'une télévision dont les programmes seraient d'une telle variété que chacun puisse y trouver son bonheur, le Web ne semble effectivement connaître aucune limite. Le réseau, limité au départ aux universitaires américains, a connu une expansion continue. Internet et le World Wide Web sont devenus les nouveaux standards d'une informatique qui n'en avait jamais eu jusqu'alors.

 

Non contents d'offrir au monde la plus vaste bibliothèque de textes, de sons et d'images de tous les temps, ils deviennent le support implicite de nombreuses applications futuristes : visiophonie, commerce électronique, jeux multi-utilisateurs... Personne n'avait prévu une telle explosion et nombreux sont les spécialistes qui s'accordent à dire que nous n'avons encore rien vu. Si l'on peine à imaginer des frontières à Internet, c'est sans doute parce que, pour la première fois, chaque utilisateur peut devenir un émetteur d'information – et non plus seulement un consommateur. Quel système peut se targuer d'accueillir un tel potentiel de créativité ?

 

En avril 2012, il y aurait 677 millions de sites Web (selon le suivi de Netcraft) et plus de deux milliards d'utilisateurs (selon différentes sources, notamment l'UIT et Internet Word Stats).

 

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L’hébergeur américain Peer1 a réalisé une bien belle prouesse, à savoir un graphique topologique de l’Internet. Chaque nœud représente « un système autonome » de la Toile (FAI, points d’échange, université, grande entreprise, etc.), chaque trait une connexion de routage entre ces systèmes. La taille des nœuds et des traits est en fonction de leur importance dans le réseau. Au total ce graphique représente 19 869 systèmes et 44 344 connexions.

à voir aussi :

 

« Nomina si nescis, perit et cognitio rerum.
Si l'on ignore le nom des choses, on en perd aussi la connaissance. »

— Citation de Linné en 1755.

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