Pacs chez les moineaux

le 06 juillet 2012 par El Lobo, Catégorie : NATURE [ 0 ]

 

Qui n’a pas entendu parler de ces couples de pigeons, de cygnes ou encore de manchots empereurs amoureux et fidèles pour la vie ?

 

 

Pour reprendre les paroles de ma grenouille, "on dit souvent que de tous les vertébrés, seuls certains oiseaux forment des couples et que ce n'est pas du tout le cas des mammifères qui fonctionnent en général en harde de femelles coopérantes et regroupées autour d'un seul et unique mâle reproducteur, les autres étant relégués en périphérie du territoire de chasse, en attendant que le vieux périclite. Système efficace du point de vue de la sélection naturelle et qui assure la domination de cet ordre sur les autres, d'où l'idée de polygamie inhérente à la condition de mammifère et où les femelles seraient fidèles par nature à un unique mâle, qui lui, se partage généreusement.
 
Un bon mâle est donc celui qui est le mieux placé pour disperser ses gamètes.
Une bonne femelle, celle qui tient gentiment son rang au milieu des autres, élève les petits et chasse avec elles, autour du meilleur mâle possible (puisqu'il a éliminé les autres)
 
sauf que...
 
grâce aux recherches ADN on a pu constater, chez les lions et probablement d'autres espèces, que le rôle du mâle dominant tient plus de la vitrine qu'autre chose, avec pour seule fonction d'assurer la cohésion du groupe. Un lion de paille en quelque sorte. En effet, les petits seraient issus, sans exception, des jeunes mâles précédemment exclus. De là à penser que c'est ce qui motive les lionnes à être les exceptionnelles chasseuses que l'on sait...
"

En effet, contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, la monogamie est rare chez les oiseaux et les animaux en général (entre 3 à 10% des espèces seulement), et la fidélité sexuelle à l’échelle d’une existence, encore plus exceptionnelle (1% des espèces). D’ordinaire chez les animaux monogames, chaque nouvelle saison des amours apporte avec elle la promesse d’un nouveau partenaire ; et la monogamie, qu’elle soit saisonnière ou persistante, semble répondre avant tout à des impératifs liés à la reproduction, lorsque le soin à la progéniture pendant l’incubation et jusqu’à l’éclosion des œufs par exemple, réclame la contribution des deux parents.

 


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« Nomina si nescis, perit et cognitio rerum.
Si l'on ignore le nom des choses, on en perd aussi la connaissance. »

— Citation de Linné en 1755.

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